Le mal en procès

Eichmann et les théodicées modernes

d’Isabelle Delpla

Hermann, L’avocat du diable, 232 pages, octobre 2011

ISBN : 9782705682026    Prix : 23,80 €

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Les crimes de masse défient la réflexion morale. Ce sont les procès de ces crimes qui façonnent nos conceptions du mal extrême. Le procès Eichmann est en ce sens exemplaire.

La description par Hannah Arendt d’un Adolf Eichmann insignifiant a imposé l’idée de la banalité du mal, du crime bureaucratique commis sans pensée ni méchanceté. Pourtant, ce portrait ne correspond pas à ceux des historiens ou des chroniqueurs. Il reprend la défense d’Eichmann et réactive le genre des théodicées, qui défendaient Dieu en niant l’existence du mal : si Eichmann ne pense pas, alors la pensée est sauve.

Pour dépasser l’alternative stérile du diabolique et du banal, ce livre analyse la forme même du procès, en faisant de la chronique judiciaire un genre philosophique. Il éclaire ainsi l’influence du procès de Jérusalem sur l’évolution de la justice pénale internationale et sur la réflexion morale contemporaine.

L’auteur :

Isabelle Delpla est maître de conférences à l’Université Montpellier 3, membre de l’UMR CNRS Triangle. Ses recherches portent sur l’éthique et la justice pénale internationale ainsi que sur la philosophie du langage.

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Premières pages

Table des matières :

Introduction. L’impensable moral et les limites de la philosophie
I L’Eichmann historique et l’Eichmann judiciaire
II La défense d’Eichmann : « Je ne pense pas, donc je ne suis pas… coupable »
III Impressions d’audience et chroniques judiciaires
IV Déficience et insignifiance : l’Eichmann d’EJ
V La configuration conceptuelle de la banalité du mal
VI Crime bureaucratique et exécuteurs ordinaires :la banalité du mal et les historiens
VII Effacement des médiations et non-sens
VIII La quête de consolation et de salut : le geste des théodicées
IX Les procès du TPIY : renversement des paradigmes
X Épilogue..La forme procès

Dans la presse et en ligne :

– Une recension par Jamie Rowen, dans le Journal of international criminal justice,

– Une recension par Fabien Théofilakis dans la revue Critique internationale, 61 (4), 2013 , p. 185-189.

-« Retour sur le procès Eichmann : critique de la ‘banalité du mal‘ », une recension de Liora Israël sur le site de La Vie des idées, le 01/03/2012.

– « Hannah Arendt nous a fourvoyés, le mal n’a rien de banal« , une recension par Nicolas Tavaglione dans Le Temps, le 23/12/2011.

– Un entretien avec Isabelle Delpla, par François Noudelmann, dans « Le journal de la philosophie » sur France Culture, le 06/12/2011.

– « L’essai du jour » par Jacques Munier, sur France Culture, le 16/11/2011.

– « Arendt et la position du « paria conscient »« , par Marc Semo, dans Libération, le 10/11/2011.

– « La banalité d’Eichman: une moderne théodicée« , un billet d’Isabelle Delpla sur le site de la revue Raison publique le 11/04/2011.

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